L'avenir du progrès mange bio

Publié le par Roda

L'autre jour, je vois à la télé une émission sur les produits biologiques.

L'essentiel du sujet était consacré à des tests sur la nourriture bio, pour savoir si elle était meilleure au goût, ou pour la santé que les aliments issus de l'agriculture classique. 

Loin de moi l'idée de négliger cet aspect de la question, il est effectivement bon de savoir ce que l'on mange, mais cela ne me semble pas le point le plus important; que les cultures biologiques produisent des aliments de qualité, j'ose l'espérer. Que ces aliments ne soient pas bourrés de pesticides, je l'espère aussi.
 
Mais la motivation première de l'agriculture bio est de limiter la pollution.
L'agriculture intensive est polluante, elle empoisonne les nappes phréatiques, elle détruit la faune et la flore sans discernement, et c'est ce contre quoi il faut lutter.

Un autre point intéressant est que l'agriculture bio utilise et encourage une économie parallèle, en dehors de la grande foire mondiale et libérale. Elle fait vivre ceux qui la pratiquent.

Parler de l'agriculture bio uniquement du côté alimentaire montre bien que le problème reste entier. La prise de conscience reste à faire, ne voir la nature que du point de vue immédiat de l'homme est suicidaire, et nous sommes bien loin d'avoir évolué sur ce point, éblouis que nous sommes par la poudre aux yeux que l'avenir du progrès brasse à grands coups de bourrasques médiatiques.

Publié dans L'avenir du progrès

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