L'avenir du progrès de l'énergie des vaches.

Publié le par Roda

L'autre jour, je suis passé devant une affiche surréaliste qui affirmait en toute tranquillité : "Le boeuf, une énergie essentielle". Comment peut-on dépenser autant d'argent pour une campagne publicitaire nationale pour dire autant de bêtises en si peu de mots ? J'imagine que l'important, c'est la photo, et que de toutes façons, le bon peuple ne sait pas lire ...

Le boeuf, c'est d'abord la façon politiquement correcte de parler d'un animal : la vache. Mais la vache, c'est vivant, alors que le boeuf, ce n'est qu'un bout de viande. Or, contrairement à la version idyllique présentée dans cette propagande, la vache ne meurt pas de vieillesse après avoir passé une vie de bonheur à brouter les herbes folles dans les belles prairies de notre belle campagne Française. Non, la vache est une machine à produire de la viande qui est abattue dès qu'elle atteint le poids requis.

Une énergie, l'animal est réduit à cela : une machine productiviste. De son vivant, elle tond la pelouse et morte, on la bouffe.

Essentielle, c'est là l'apothéose de la mauvaise foi. Manger de la viande n'est d'abord pas essentiel pour l'alimentation, c'est juste une habitude dans notre société de surconsommation qui engendre bien des problèmes de santé. Ensuite manger de la viande n'a jamais apporté d'énergie, ce sont les glucides qui apportent l'énergie. Les protéines servent à la fabrication de la chair, des muscles. C'est tout. Le boeuf n'apporte rien d'essentiel au corps qu'on ne retrouve dans toute autre viande ou protéine végétale.

Alors pourquoi cette publicité ? Probablement qu'en ces temps où s'éveille un peu la conscience de la malbouffe, de la pollution agricole et d'une meilleure gestion des ressources alimentaires mondiales, les lobbies de la production bovine se sentent remis en cause et s'agitent de façon vaine et grotesque.
Espérons que cette débauche d'argent ouvrira les yeux à encore plus de personnes sur les horreurs de l'industrie alimentaire, tant d'un point de vue de l'écologie que de la santé publique.

L'avenir du progrès des vaches n'est pas dans nos assiettes, mais sûrement dans leurs portefeuilles.

Publié dans L'avenir du progrès

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